extension porcheries : le choc de simplification !.. hélas…

Les extensions d’élevages de porcs
bientôt exonérées d’autorisation ?

Le retour inexorable des marées vertes – Fouesnant, plage de Cap coz, 18 juin 2013
Ecarté en 2010 par l’assemblée nationale qui avait retoqué l’amendement LE FUR, le projet de relèvement du seuil d’autorisation des élevages industriels de porcs refait surface ! Il s’agirait de faire passer de 450 à 2000 places, rien que çà, le seuil à partir duquel, pour pouvoir étendre les porcheries, il est nécessaire d’avoir une autorisation avec étude d’impact sur l’environnement, enquête publiques, avis des différents services de l’Etat… Le dossier est sur le bureau du Premier Ministre, qui doit dans les jours prochains, décider des mesures de « simplification administrative ».
Eau & Rivières de Bretagne a donc alerté Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre, par courrier du 18 juin. L’association lui demande, « entre la satisfaction d’une revendication démagogique d’une minorité d’éleveurs industriels, et le maintien de textes protecteurs de l’environnement et de la santé publique, de trancher en faveur de l’intérêt général ».

T&R pour une méthanisation plus respectueuse des sols

Mortagne-sur-Sèvre. Le projet de méthanisation inquiète l’association Terres et Rivières

environnementmercredi 01 mai 2013
  • Jacques Jutel, en réunion publique lundi soir, devant une cinquantaine de personnes.

L’association Terres et Rivières Sud Pays de Loire organisait une réunion publique sur la question de la méthanisation, lundi soir. Jacques Jutel, son président, est revenu sur ce procédé et sur le projet d’une unité de méthanisation, actuellement soumis à l’enquête publique jusqu’au 24 mai. Il ne critique pas l’initiative des agriculteurs, mais le système choisi, pas forcément le plus écologique, ni le plus bénéfique pour la qualité des eaux. « Nous contestons l’utilisation du digestat liquide comme fertilisant, ce qui aura des conséquences néfastes, sur les sols, similaires à celles de l’utilisation du lisier. Nous regrettons d’autant plus ce choix, qu’il est possible de composter tout ou partie du digestat, sans séparation de phases, transformant celui-ci en amendement favorisant la présence de la matière organique dans les sols, aidant ainsi à une meilleure fertilisation des plantes ». Jacques Jutel va demander à la préfecture « que le volet de gestion de la SAS AgriBioMéthane soit mieux assuré, dans l’intérêt même des exploitants ».

Assemblée Générale Terres & Rivières

Assemblée Générale de Terres & Rivières

samedi 25 mai 2013 à Plassard, 85290 Saint Laurent sur Sèvre

16 h balade-découverte des coteaux de la Sèvre
avec deux spécialistes en botanique et ornithologie

18 H Assemblée Générale de l’association
– rapport moral
– rapport du secrétaire
– rapport du trésorier
– élection des membres renouvelables du CA
– questions diverses

19H moment musical « autour de la Bossa » avec Elisabeth et Maxence

20H buffet champêtre

Nitrate : la France bientôt condamnée ?

Les zones vulnérables sont celles où il y a trop d’azote (nitrate) dans les eaux. Ces pollutions viennent des activités agricoles : cultures intensives, élevages intensifs. Depuis longtemps notre pays est schizophrène, d’un côté on dépense beaucoup d’argent pour améliorer la qualité des eaux, de l’autre on distribue beaucoup d’argent pour soutenir des activités qui ont un impact négatif sur les sols et les eaux.

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la crise du porc, quelle crise ?

Agrafil (source)

Revenus agricoles : les évolutions 2012 accentuent l’écart entre les champs et les prairies

Une hausse de 48 % pour les céréaliers et producteurs d’oléoprotéagineux, une réduction de 10 % pour les producteurs de lait et de viande bovine : telles sont les deux évolutions marquantes du résultat courant avant impôts par actif non salarié, révélées par la commission des comptes de l’agriculture qui s’est réunie le 12 décembre. En moyenne, la hausse est de 4 % annoncent l’Insee et les services statistiques du ministère de l’agriculture. Globalement, ces résultats s’expliquent par la hausse persistante des prix des grandes cultures qui avantagent le revenu des agriculteurs en pénalisant celui des éleveurs. Entre les deux extrêmes, l’année a été plutôt favorable à quelques productions qui en avaient besoin. Les éleveurs de porcs voient leur revenu grimper de 35 200 euros en 2011 à 46 700 en 2012. Celui des éleveurs de volailles passe de 30 000 à 40 000 euros tandis que les producteurs de légumes connaissent des résultats en nette hausse. Les viticulteurs, eux, semblent avoir connu une année très difficile, avec une réduction de 46 000 à 23 000 euros de leur résultat courant. Mais les statistiques officielles cernent mal leur revenu.