L’eau du robinet est souvent opaque…

Contrairement au discours officiel et à l’idée générale des consommateurs, il n’existe pas une eau de robinet mais des eaux de robinet différentes d’un endroit à l’autre en fonction de la qualité de l’eau avant traitement, de son traitement, de l’état du réseau de distribution comme de la période de l’année + des dérogations* accordées. Le suivi par analyses de la qualité de ces eaux, avant et après traitements, est lui aussi variable d’un endroit à l’autre. Il est donc important de se renseigner à sa mairie. Malheureusement beaucoup de mairies escamotent l’information ou donnent des résultats ayant des mois, voire pire, d’ancienneté, en ne respectant pas la Loi qui leur impose pourtant l’information permanente du public. L’ARS (le ministère de la santé) donne lui des résultats une fois par an avec la facture d’eau ; vous pouvez donc apprendre un an plus tard que vous avez bu chaque jour une eau pas très saine !

*au début 2012 le ministère de la santé a augmenté les valeurs dérogatoires pour les pesticides ; curieuse façon de défendre la santé publique ! Mais excellent moyen de ne pas perturber les statistiques sur les captages pollués par les pesticides, agricoles ou urbains, et interdits pour la consommation.

Paris, le pays de l’or noir ?

Science & Vie de juillet l’évoque avec précisions, les français vivraient sur des réserves faramineuses de pétrole de roche mère, digne du Quatar et de quoi assurer des décennies de consommation !
Reste qu’il faudra l’extraire et que la technique de fracturation est dévastatrice pour l’environnement. Il est à craindre que, devant la situation énergétique et économique du pays, les politiques français donnent un feu vert aux essais. Après le pire est possible, or le possible est souvent certain….

Directive nitrate : en arrière toute ! L’Etat confirme, hélas.

Dernière nouvelle : le décret pernicieux est sorti malgré les nombreuses protestations :
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/665

T&R vient d’écrire le 28 octobre au Ministère de l’Ecologie qui a lancé une consultation sur cet arrêté. Nous avons officiellement, et à nouveau, protesté quant à la nouvelle « directive nitrate » qui consiste à augmenter les quantités d’azote, donc in fine de nitrate, sur les terres agricoles. Le décret voulu par les autorités, mais en opposition avec les exigences de l’Europe, permettra aux exploitants d’épandre plus de rejets animaux sur leurs terres alors que celles-ci sont déjà saturées et qu’elles rejettent le trop-plein dans les rivières. L’état catastrophique des cours d’eau de l’Ouest ne risque pas de s’améliorer dans ces conditions, pas plus que la qualité des eaux de robinet ! Et les algues vertes continueront d’envahir nos plages…

Nous incitons nos collègues des autres associations a aller sur le site du Ministère pour donner leur avis.

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