la crise du porc, quelle crise ?

Agrafil (source)

Revenus agricoles : les évolutions 2012 accentuent l’écart entre les champs et les prairies

Une hausse de 48 % pour les céréaliers et producteurs d’oléoprotéagineux, une réduction de 10 % pour les producteurs de lait et de viande bovine : telles sont les deux évolutions marquantes du résultat courant avant impôts par actif non salarié, révélées par la commission des comptes de l’agriculture qui s’est réunie le 12 décembre. En moyenne, la hausse est de 4 % annoncent l’Insee et les services statistiques du ministère de l’agriculture. Globalement, ces résultats s’expliquent par la hausse persistante des prix des grandes cultures qui avantagent le revenu des agriculteurs en pénalisant celui des éleveurs. Entre les deux extrêmes, l’année a été plutôt favorable à quelques productions qui en avaient besoin. Les éleveurs de porcs voient leur revenu grimper de 35 200 euros en 2011 à 46 700 en 2012. Celui des éleveurs de volailles passe de 30 000 à 40 000 euros tandis que les producteurs de légumes connaissent des résultats en nette hausse. Les viticulteurs, eux, semblent avoir connu une année très difficile, avec une réduction de 46 000 à 23 000 euros de leur résultat courant. Mais les statistiques officielles cernent mal leur revenu.

les lagunes tampon

Vendée Eau, le syndicat d’eau de la Vendée, réalise des lagunes tampons dans des zones agricoles, sur des lieux judicieusement choisis, afin de récolter les eaux de ruissellement dont la teneur en azote et la turbidité sont ainsi largement diminuées par le travail des bactéries naturelles. Ces nouvelles mares permettent aussi le développement de la biodiversité sous tous ses aspects et, côté pratique, l’abreuvement des bovins. La photo a été faite au Boupère et la réalisation de cet ouvrage n’a été possible que grâce à la coopération de l’exploitant particulièrement sensible à la protection de l’eau.

santé et environnement : les français s’inquiètent…

A 2 jours de la conférence environnementale un sondage IFOP montre que les français veulent que des décisions soient prises prioritairement dans le domaine ‘Environnement et Santé’…
Sondage : Un sondage a été réalisé par l’IFOP du 4 au 6 septembre pour le Rassemblement pour la Planète et le WWF afin de savoir sur quel thème, parmi ceux qui seront abordés durant la Conférence Environnementale des 14 et 15 septembre prochains, les français souhaitaient en priorité que des décisions soient prises (voir les résultats ci-après).
Résultats : les français placent clairement les liens entre santé et environnement en tête de leurs préoccupations et souhaitent à 52% que des décisions soient prises dans ce domaine en priorité par le gouvernement. Ce thème arrive nettement devant les autres : transition énergétique (24%), biodiversité (9%), fiscalité écologique (8%) et la place de l’environnement dans les institutions (7%)….

L’eau du robinet est souvent opaque…

Contrairement au discours officiel et à l’idée générale des consommateurs, il n’existe pas une eau de robinet mais des eaux de robinet différentes d’un endroit à l’autre en fonction de la qualité de l’eau avant traitement, de son traitement, de l’état du réseau de distribution comme de la période de l’année + des dérogations* accordées. Le suivi par analyses de la qualité de ces eaux, avant et après traitements, est lui aussi variable d’un endroit à l’autre. Il est donc important de se renseigner à sa mairie. Malheureusement beaucoup de mairies escamotent l’information ou donnent des résultats ayant des mois, voire pire, d’ancienneté, en ne respectant pas la Loi qui leur impose pourtant l’information permanente du public. L’ARS (le ministère de la santé) donne lui des résultats une fois par an avec la facture d’eau ; vous pouvez donc apprendre un an plus tard que vous avez bu chaque jour une eau pas très saine !

*au début 2012 le ministère de la santé a augmenté les valeurs dérogatoires pour les pesticides ; curieuse façon de défendre la santé publique ! Mais excellent moyen de ne pas perturber les statistiques sur les captages pollués par les pesticides, agricoles ou urbains, et interdits pour la consommation.