coton polluant

1200px-Feld_mit_reifer_Baumwolle

Le coton bénéficie d’une image plutôt sympathique car il est perçu comme naturel, sain. En fait il ne l’est pas car les dégâts occasionnés par sa culture intensive et chimique, une des principales cultures au monde avec plus de 20 millions de tonnes chaque année, sont considérables. Il représente seulement 2,5% des surfaces cultivées mondiales mais 25% des pesticides et herbicides avec 5 à 30 traitements selon les zones géographiques. Résultat, c‘est la culture la plus polluante de la planète. En plus le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète, 50% des surfaces de coton dans le monde sont irriguées et les rejets polluent les cours d’eau. De plus, ces techniques intensives et chimiques ont amené les producteurs à utiliser largement la technique OGM (50 % du coton cultivé).

Coté santé, Greenpeace a détecté la présence d’éthoxylates de nonylphénol dans les vêtements neufs de plusieurs marques internationales célèbres fabriquées notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Le rapport détecte les contaminants dans deux tiers des 78 échantillons achetés dans 18 pays. Les éthoxylates de nonylphénol sont des perturbateurs endocriniens fréquemment utilisés dans la production de textiles naturels et synthétiques, ils se décomposent en nonylphénol, sous-produit supposé toxique pour les organes reproducteursDes traces de nonylphénol sont relâchées lorsque les vêtements sont lavés.

Bien sûr le coton peut être cultivé sans pesticides comme il l’était auparavant mais les rendements sont moindres. Ce marché se développe cependant car de nombreuses personnes ont pris conscience des nuisances environnementales de sa culture chimique. Cette production de qualité vient essentiellement d’Afrique.