Biodiversité et santé

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On commence à comprendre de mieux en mieux que les modifications du climat amènent des modifications des biotopes* et, en conséquence, des modifications des comportements des animaux. Certaines espèces vont devenir invasives. Les espèces qui peuvent s’adapter partout, vont peut-être, en se déplaçant, déloger des espèces aujourd’hui isolées qui présentent des risques sanitaires pour d’autres espèces y compris les humains.

Une étude parue dans la revue scientifique PLOS One en 2019 montre que la hausse des températures mondiales est susceptible, par exemple, de modifier le comportement de certains moustiques qui sont les vecteurs de la dengue, de la fièvre jaune, de l’infection au virus Zika et du chikungunya. Selon cette étude, le nombre d’Européens exposés aux virus transmis par les moustiques de la famille Aedes pourrait doubler d’ici la fin du siècle. La hausse de la température globale pourrait également bénéficier aux tiques, vectrices de la maladie de Lyme : selon une étude publiée en 2014, leur taux de reproduction et leurs aires de répartition augmentent fortement. En Amérique du Nord, l’élévation de la température a ainsi augmenté le taux de reproduction des tiques de 2 à 5 fois au Canada, et de 1,5 à 2 fois aux États-Unis.

D’autres menaces existent. La fonte du permafrost, en plus des quantités de méthane qui seraient libérées, peut « réveiller » des germes, virus et autres bactéries, venant d’un passé lointain où les hommes n’existaient pas encore. Sans vouloir démoraliser nos lecteurs, il faut observer que des prévisions scientifiques internationales laissent penser que le Covid-19 pourraient n’être que la début de nombreuses épidémies si des actions ne sont pas menées pour arrêter le réchauffement climatique et nos comportements sociétaux économiques.

Biotopes : milieux vivants