captages surnuméraires

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Une étude internationale publiée dans la revue Nature montre que la capacité des nappes phréatiques mondiale à se reconstituer est totalement dépassée à cause des prélèvements, agricoles à 70 % pour l’irrigation. Le résultat est l’assèchement progressif de milliers d’écosystèmes fluviaux.

Si l’on continue ainsi, c’est plus de la moitié des réseaux hydrographiques qui seront bientôt asséchés dans le monde, ce qui signifie la disparition de leur biodiversité et de nombreux problèmes d’eau pour les gens. Cette situation se voit déjà en France, pays pourtant tempéré, où des cours d’eau sont asséchées l’été.

Les régions déjà en difficulté sont situées dans des zones à températures élevées qui dépendent de l’eau souterraine pour l’irrigation, car les rivières ne fournissent pas un volume d’eau suffisant. Aux États-Unis, les bassins versants touchés (vallée centrale de la Californie et les hautes plaines du Midwest américain) fournissent une grande partie de la production agricole industrielle du pays. Dans la région du haut Gange et de l’Indus en Asie du Sud aussi, les eaux souterraines s’épuisent déjà.

Les auteurs recommandent que chaque pays détermine « de toute urgence » les seuils où le pompage des eaux souterraines commence à affecter l’environnement de surface, afin d’empêcher l’aggravation de la sécheresse.