un chiffre important : 400 ppm

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Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre et contribue fortement au réchauffement de notre atmosphère, cela avec le méthane et le protoxyde d’azote. Le CO2 provient surtout des combustibles fossiles utilisés pour l’énergie (charbon, pétrole et gaz), aussi de certaines industries lourdes (cimenteries, chimie, etc) et de l’agriculture intensive. Le CO2 est également émis par les éruptions volcaniques ainsi que par les plantes et des animaux. Des mécanismes naturels vont dans l’autre sens, l’oxygène : essentiellement le plancton marin, les plantes aussi dont la balance entre CO2 et O2 (oxygène) n’est pas toujours évident.

Les spécialistes énoncent le principe d’une concentration maximale de 400 ppm* au-delà de laquelle la température sur Terre pourrait s’emballer. Nous sommes actuellement à 410 ppm et rien n’indique l’arrêt d’une courbe haussière, ce malgré les différentes COP au cours desquelles des décisions sont censées être prises.

L‘histoire connue des concentrations en CO2 contenu dans l’atmosphère montre quelles ont été comprises entre 190 ppm pendant les périodes glaciaires et 260 ppm pendant les périodes chaudes qu’a connu la Terre depuis plusieurs millions d’années. L’augmentation de la concentration est rapide depuis les débuts de l’ère industrielle puisque la concentration est passée de 280 ppm au milieu du 19ème siècle à 410 ppm aujourd’hui.

Le monde est au pied du mur écrivent les Nations unies dans un rapport publié le 26 novembre 2019 qui conclut que nous avons 10 ans seulement pour éviter le drame total. Pour cela il faut s’attaquer de suiten mondialement, aux émissions de CO2, issues des combustibles fossiles, pétrole et charbon, et qui augmenté de 2 % en 2018. Les retards pris, malgré les engagements des pays, font et vont faire s’envoler les coûts de mutation : entre 2 et 4.000 milliards de $ par an et plus si nous attendons encore.

Le rapport conclut « si nous ne prenons pas de mesures urgentes maintenant (…) nous allons manquer l’objectif de 1,5 °C ». Avec des conséquences incontrôlables : une hausse très importante du niveau des mers, la multiplication des événements climatiques extrêmes, une baisse de productivité des cultures avec un impact sur la sécurité alimentaire, la santé et la pauvreté.

ppm : parties par million (de molécules dans 1 m3)