SDHI

20180418_Fongicides

Les fongicides* SDHI bloquent une étape de la respiration assurée par l’enzyme succinate déshydrogénase, les cellules meurent asphyxiées, entraînant la mort des champignons. Mais comme toutes les cellules du vivant respirent selon ce mécanisme, ces SDHI tuent aussi des insectes et peuvent attenter à la vie des humains (étude CNRS-INSEM). Les risques des SDHI sont d’autant plus importants que ces fongicides sont parmi les plus utilisées en agriculture en France, couvrant près de 70 % des surfaces de blé tendre et 80 % de l’orge d’hiver. La conséquence est que ces molécules sont parmi les plus retrouvées lors des analyses d’aliments.

De nombreux chercheurs, dont des cancérologues, appartenant aux plus grands organismes de recherches français (Inserm, CNRS, Inra), ont lancé une alerte sur le sujet en 2018 mais l’Anses*, l’organisme de sécurité a rejeté cet appel en 2019 au grand dam des scientifiques. On en est là. Mais un mouvement d’information et de protestation commence à se manifester.

SDHI : succinate deshydrogénase inhibitors

fongicides : molécules chimiques destructrices des champignons