pollution plastique

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Sur les 355 millions de tonnes de plastiques produites chaque année (données 2018 de Plastics Europe) dans le monde, on estime que 5 %, soit 17 millions de tonnes, finiraient dans l’océan. Les plastiques denses vont couler vers les fonds marins, où ils peuvent avoir des conséquences au fil du temps, les autres, les moins denses, comme les films d’emballages plus ou moins dégradés, dérivent à la surface. Ils peuvent alors être ingérés par les poissons, les cétacés et les oiseaux de mer.

Une fois dans l’océan, les plastiques se dégradent en se cassant en particules micrométriques mille fois plus petite qu’un millimètre (jusqu’à la taille d’un virus !). Ce processus est rendu possible par l’action de la lumière, les mouvements de l’eau, les variations de températures, l’oxygène de l’air qui oxyde et les bactéries opportunistes. Au cours de leur lente dégradation, les plastiques relarguent les produits toxiques qu’ils contiennent. Au cours de cette dégradation, les animaux de différentes tailles vont les absorber en fonction de la taille des particules, comme nous le faisons avec les microparticules de plastiques contenues dans les eaux de robinet et dans l’alimentation industrielle.

Les conséquences pour les animaux vont de la mort rapide par étouffement quand il s’agit de morceaux de plastique, jusqu’à la lente destruction des organismes des animaux ayant absorbé des micro particules contenant des produits chimiques plus ou moins dangereux. Ce dernier aspect concerne les humains.