Chlorpyrifos

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Toujours autorisé dans l’Union Européenne, le chlorpyrifos est associé à plusieurs troubles du développement chez l’enfant (déficit de QI, lésions cérébrales, autisme…). La Commission européenne doit se prononcer d’ici janvier 2020 sur divers renouvellements d’autorisation, notamment de cet insecticide.

Pourquoi est-il dangereux pour notre santé ? D’après des études scientifiques, cette molécule serait toxique pour le développement neuronal, affectant particulièrement les nourrissons et les enfants. In utero, ce pesticide exposerait les enfants à des retards mentaux, des déficits de QI, des déficits de l’attention ou encore une augmentation de la fréquence de l’autisme. Si l’EFSA avait déjà mis en lumière la toxicité de cette substance et avait diminué les niveaux résiduels autorisés en 2015 et 2016, sans garantir pour autant les consommateurs, ce pesticide légal en Europe a tout de même été interdit par huit pays européens pour son usage agricole.  Pour autant il est utilisé dans nos cultures en France et dans d’autres pays européens.

Compte tenu des renouvellements 2020, l’Agence Européenne pour la Sécurité des Aliments (EFSA) est en charge d’évaluer la toxicité de substances actives contenues dans les pesticides, le chlorpyrifos est l’une d’entre elle. L’étude menée par l’EFSA est importante car elle servira, normalement, de base à la Commission Européenne lorsqu’elle décidera en janvier prochain de renouveler ou non la licence de cet insecticide. Grâce aux données rapportées par l’EFSA, l’ONG Pan Europe* a pu montrer que le chlorpyrifos était le pesticide perturbateur endocrinien le plus présent dans les fruits et légumes en Europe.

PAN Europe : Pesticide Action Netword Europe