molécules pour nos héritiers…

Une équipe de l’Université Pullman aux Etats-Unis vient de publier 2 articles majeurs. Le 23 avril dernier, l’étude mettait en évidence un effet du glyphosate transmis via le sperme sur 3 générations sur la prostate, pour l’obésité, sur le rein, les ovaires et des anomalies à la naissance. Ces effets surviennent particulièrement chez les arrière-petits-enfants alors que les effets sur la génération des parents et des enfants sont négligeables. Ces effets surviennent à des expositions inférieures de moitié à la norme recommandée par l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis, sensiblement les mêmes qu’en Europe, et correspondent à des expositions constatées chez l’humain.

Le 19 février, un article de la même équipe mettait en évidence, suite à une exposition à la vinclozoline, une augmentation des anomalies de la prostate chez les arrière-petits-enfants, avec la même mise en évidence des mécanismes de la transmission épigénétique via le sperme. D’autres études menées depuis 2005 par cette équipe mettaient aussi en avant d’autres effets différés pour d’autres molécules tels 2 phtalates (DEHP et DBP) et le Bisphénol A. Résultats : anomalies de la puberté, maladie testiculaire, obésité, insuffisance ovarienne et syndrome des ovaires polykystiques, étaient en augmentation chez les arrière-petits-enfants.

Ces résultats confirment que les perturbateurs endocriniens ne sont pas des substances chimiques comme les autres. Ils sont un enjeu majeur de santé publique en raison de la transmission transgénérationnelle.