1,2 milliard de touristes !

Spitzberg-phoques-banquise

Nous arrivons à un moment où le tourisme de masse prend une dimension insupportable pour certains écosystèmes naturels et pour les populations locales dans de petits pays submergés par les visiteurs.

Dans l’archipel du Spitzberg (3.000 habitants) au-delà du Cercle Arctique, 100.000 touristes vont chaque année se balader sur des motos-neiges à la rencontre des ours polaires en voie de disparition en Arctique du fait de la fonte de la banquise.  On comprend facilement que ces 100.000 touristes sont un problème pour les ours et les résidents.

En Islande c’est plus de 2,5 millions de visiteurs, venant pour la majorité des USA et de Chine, qui visitent les merveilles du pays. Les circuits organisés, toujours les mêmes, donnent aux touristes le droit de prendre des photos des glaciers et des volcans, des geysers et des champs de lave. Les 350.000 Islandais en profitent pour certains, d’autres, la majorité, regardent passer ébahis ces troupes de badauds enfermés dans leurs autocars.

Rapa Nui. C’est ainsi que les autochtones appellent leur île, l’Île de Pâque. Ils sont 6.000 descendants de cette civilisation mystérieuse qui constatent que les hôtels à touristes, (100.000 visiteurs par an) se construisent à vitesse grand V et ils se sentent envahis. A tel point que les autorités ont décidé de limiter le temps de présence des touristes sur l’île.

4 millions de touristes viennent maintenant à Cuba. C’est l’île la plus peuplée des Caraïbes, 11 millions d’habitants, mais là le choc est d’une autre nature. La rencontre entre des touristes argenté(e)s et des cubain(e)s qui ont connu la pauvreté se traduit par le développement d’une économie mafieuse. En fait Cuba renoue avec ses vieux démons d’avant la Révolution.

En 2016 c’est presque 1,2 milliards d’individus qui ont quitté leurs pays, pris l’avion, principalement, le train, le bateau ou la voiture.