Pipi au glyphosate !

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Avez-vous du glyphosate dans l’organisme ? Probable. Des volontaires se réunissent un peu partout pour faire analyser leurs urines et tous y trouvent cette molécule artificielle de synthèse classée cancérogène probable par l’OMS*. Pour l’instant il semble que la moyenne soit supérieure à 1 µgr/litre de sang alors que le seuil maximal est de 0,1%gr/litre dans l’eau de consommation, soit 10 fois plus. Certains ont des taux plus de 20 fois supérieurs à la norme. En réalité, normalement, on ne devrait pas avoir ce glyphosate en nous, ni lui ni les autres pesticides.

Tous ces groupes de volontaires alertent la population et les médias et certains ont déposé plainte devant les tribunaux pour « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement ». Hélas, notamment sur la pression de l’Allemagne dont le groupe Bayer venait de racheter Monsanto, les États membres de l’Union européenne ont voté en 2017 en faveur d’une nouvelle autorisation pour cinq ans de cet herbicide, le plus utilisé au monde. La France s’est engagée à l’arrêter mais nos dirigeants semblent considérer qu’il est peut-être urgent… de ne pas se presser.

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé dans le Monde et il est présent partout dans notre pays. L’arrêter est une nécessité mais il ne faudrait pas que cela soit l’arbre qui cache la forêt car il y a des dizaines de molécules chimiques utilisées en agriculture, en viticulture, en arboriculture, pour désherber les voies de chemin de fer, les bas-côtés des routes, les ronds-points, les cimetières, les zones artisanales et industrielles, etc.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé. C’est le CICR – Centre International de Recherche sur le Cancer – qui dépend de l’OMS qui a publié ces résultats