micro-plastiques

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Ils sont un immense problème pour la santé des organismes vivants, compris les humains. D’où viennent-ils ? Outre les quantités ahurissantes de déchets plastiques qui se fragmentent, les micro-plastiques peuvent également provenir de leur utilisation dans les cosmétiques, les détergents et produits ménagers, les peintures, les engrais ou les produits phytopharmaceutiques.

Lors de la conférence Micro 2018 sur le devenir et l’impact des micro-plastiques à Lanzarote, en Espagne, l’Echa* évoquait le fait que ces micro-plastiques ajoutés aux produits risquaient davantage de s’accumuler dans les milieux terrestres et d’eau douce que dans les océans, notamment pas le biais des boues des stations d’épuration épandues sur les sols agricoles. « Cela signifie que leur accumulation sur des terres agricoles est une source de préoccupation, car nous ne pouvons actuellement évaluer les risques pour l’environnement résultant de cette accumulation et de cette exposition à long terme« , ont constaté les rapporteurs. A ces micro-plastiques s’ajoutent la dégradation des bâches plastiques agricoles, y compris oxo-dégradables*, que l’on voir fleurir sur les cultures de plein champs.

Pour réduire les déchets plastiques, la Commission européenne a présenté en mai 2018 un projet de Directive sur la réduction de l’impact des produits en plastique sur l’environnement. Et elle a demandé à l’Echa de se pencher sur le sujet d’une restriction dans l’UE des micro-plastiques ajoutés. L’Echa doit évaluer les risques qu’ils représentent pour l’environnement et leur persistance. Elle se penchera également sur les plastiques oxo-dégradables. L’Agence devrait remettre son avis à la Commission en avril 2020.

Echa : Agence Européenne des plastiques

plastiques oxo-dégradables : polymères auxquels sont ajoutés des oxydants pour faciliter leur dégradation en micro-plastiques, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont biodégradables