Terrains synthétiques

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Ces terrains font débat aux Etats-Unis et en Europe du Nord depuis près de 10 ans malgré leur avantage quant aux coûts d’entretien (eau, main d’œuvre). Cela concerne les risques de maladies liés à la contamination chimique et à la contamination bactériologique en cas de blessure, à quoi s’ajoute les risques de contamination chimique de l’environnement. Pourquoi ? On sait que de nombreuses substances sont présentes dans les granulats de pneus : des HAP, des phtalates, divers métaux dont certains toxiques, des nanoparticules puisqu’il y en a dans les pneux, des phénols, le benzène-toluène-xylène (BTX), des PCB et des dioxines, voire des composés organiques volatils (COV).

La majorité des études relatives aux terrains de sport faits à partir de granulats de pneus parlent d’un risque santé négligeable, cependant l’Anses* recommande de poursuivre les travaux et, en attendant d’en savoir plus, de restreindre la teneur en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les granulats. L’Anses recommande même d’établir une évaluation de ces risques à chaque nouvelle installation, ce qui ne semble pas être fait.

Anses : Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail