EPR : +tard et +cher

epr-de-flamanville-novembre-2016

EDF a annoncé cet été un nouveau calendrier pour la mise en service de l’EPR de Flamanville. Des défauts de soudure poussent la Sté à reporter la mise en service au 4ème trimestre 2019. Le coût de la construction, initialement prévu à moins de 4 Md€ est porté à 10,9 Md€ soit presque 3 fois plus. L’Autorité de sureté nucléaire (ASN) demande surtout à EDF de mettre en place une surveillance des sous-traitants pour éviter de nouveaux problèmes (ndlr : pourquoi ne pas l’avoir demandé plus tôt ?).

A noter que sur les chaînes de Tv, qui en parlent peu, les responsables politiques de notre pays exonèrent ceux d’EDF aux motifs : « que c’est un nouveau programme, qu’il y a forcément des aléas, que cela sera formidable après, etc ». Le citoyen lambda, qui peut perdre son emploi pour une simple bourde à 3 francs 6 sous, est quelque peu sidéré par tant de compréhension.

Ce nouveau retard décale d’autant la fermeture de la centrale de Fessenheim. Les associations environnementales, qui s’y attendaient, fustigent le report de la fermeture de Fessenheim. « Faut-il rappeler que la loi de transition énergétique avait instauré un plafond de capacité nucléaire à ne pas dépasser, et non pas un plancher. Mais les pouvoirs ont inversé la logique de la loi. Rien ne justifie pourtant d’attendre la mise en service d’un réacteur dangereux pour justifier l’arrêt d’une centrale à bout de souffle« , estime le Réseau sortir du nucléaire.