Climat et environnement, le paradoxe

energie_champ_eoliennesLa Banque mondiale nous explique que les technologies nécessaires pour limiter le réchauffement feront courir un risque majeur pour l’environnement car elles nécessiteront un recours massif aux ressources naturelles.

Pour contenir le réchauffement planétaire sous les 2 °C, comme l’indique l’Accord de Paris sur le climat, il faudra extraire d’énormes quantités de minerais. Le rapport montre que les technologies nécessaires pour assurer le passage à une énergie propre, éolien, solaire, hydrogène, systèmes électriques, nécessite en fait plus de ressources que les ­systèmes d’alimentation en énergie carbonées, pétrole et charbon.
La demande de métaux pourrait doubler avec le boom de l’éolien et du solaire, indique la Banque mondiale. Par exemple, les accumulateurs électriques : leur développement pourrait entraîner un bond de 1.000 % de la demande de lithium ! Les ressources concernées par la transition énergétique : cuivre, argent, aluminium, nickel, zinc, platine, neodymium et indium, etc, ont des perspectives de stocks limitées. T&R expliquait dans ses articles sur l’extractivisme l’impact des mines sur l’environnement, les terriens risquent donc de se trouver devant une crise potentielle en termes de ressources, en termes de pollutions et en termes de coûts.
Une telle situation devrait amener les scientifiques et les États à se concentrer en parallèle sur les possibilités de capter le carbone rejeté par les activités humaines.