Émissions de CO2  : l’impasse de la voiture électrique

hybrid-cars-1Le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme, explique que subventionner un véhicule électrique n’a pas de sens car son cycle de vie est aussi polluant qu’un véhicule à essence ou diesel, contrairement à ce que croient la plupart des gens soumis à une propagande continuelle et il le démontre.
Une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorée volontairement par les gouvernements du fait de l’importance d’EDF et de ses centrales, précise que la fabrication des batteries est si émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique, suivant les modèles, pour commencer à être plus vertueux qu’une voiture thermique. De plus, la fabrication des batteries émet le CO2 avant même l’utilisation du véhicule alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans. Quant aux particules fines, les pneus, les freins, l’usure des routes représentent la moitié des émissions, véhicules électriques ou pas.

L’auteur dénonce l’argent public consacré à son développement :
– un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 €/pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros,
– le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique peut atteindre 10 000 €/véhicule.

Pour lui, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire à 80 % nucléaire. Il ne fait cependant pas la promotion des voitures thermiques mais fait remarquer, à juste titre, que « personne n’aurait l’idée d’offrir 10.000 € pour l’achat d’une voiture diesel » ! Effectivement…