Impact d’un cocktail de fongicides sur nos cellules

tomatoUne étude menée il y a quelques années par l’Université d’Aston (UK) à la demande de plusieurs ONG, dont Générations Futures, a démontré l’impact de certains pesticides sur les cellules neuronales et gliales du cerveau humain.

Trois fongicides* ont été testés en mélange, les pyrimethanil, cyprodinil et fludioxonil, sur des cellules gliales et neuronales du cerveau. Résultat : ils ont provoqué des baisses significatives de l’ATP* cellulaire à des niveaux modifiant leur capacité énergétique. La chute du niveau énergétique peut provoquer l’apoptose des cellules, c’est-à-dire leur suicide. Avant ce stade ultime, ces fongicides ont exercé un stress oxydant dont on sait qu’il joue un rôle important par les réactions qu’il provoque sur ces cellules, par exemple comme dans les causes de la maladie d’Alzheimer et celle de Parkinson. « Ces effets ont été mis en évidence à des concentrations proches de celles trouvées dans nos aliments et suggère que nous devrions faire davantage d’efforts pour restreindre l’utilisation des pesticides dans les cultures destinées à l’alimentation », a déclaré le Professeur Michael Coleman, responsable de l’étude. C’est ce que demandent les ONG. Si cette étude a porté sur ces trois molécules « en cocktail », d’autres ont été menées depuis longtemps qui démontrent les effets oxydants et mutagènes de nombre de pesticides, ainsi que la valeur toute relative des seuils autorisés notamment avec certaines molécules dont l’action sur les gènes de l’ADN* de nos cellules peut être quasiment immédiat .

* En 2008, l’association Générations Futures avait relevé sur une grappe de raisin les 3 fongicides en question

* ATP (Adénosine Tri-Phosphate) : intermédiaire énergétique obligatoire des nombreuses réactions du métabolisme cellulaire

* ADN : macromolécule contenant les gênes codant notre patrimoine génétique