Déni de justice ?

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En 2010, le préfet Brot signait un arrêté de refus d’exploiter pour le projet de méga maternité porcine de Poiroux (85) qui fut cassé en mai 2013 par le tribunal administratif au motif qu’il était insuffisamment étayé.

En novembre 2013, le délai d’appel étant écoulé, le nouveau préfet, le troisième depuis 2010, dut signer une autorisation d’exploiter. Un collectif d’associations, dont T&R, et de riverains du site fit alors un recours au tribunal administratif de Nantes ; il est en cours d’instruction actuellement.

Que risque-t-il se passer ? L’histoire de la méga maternité porcine de Trébrivan (22) nous éclaire : le tribunal administratif de Rennes, saisi par des associations, cassa l’arrêté préfectoral d’autorisation, ce qui fut confirmé par la cour d’appel en 2014. Entre-temps la porcherie avait démarré grâce à une dérogation préfectorale. Malgré la décision de la cour d’appel, et dans la foulée, le préfet des côtes d’Armor, résolument du côté des éleveurs, signa un nouvel arrêté…. d’autorisation ! Le risque est grand qu’il en soit de même pour la porcherie de Poiroux, même si le collectif gagne son procès.

Le cas de Trébrivan n’est pas isolé dans le Grand Ouest où depuis des décennies des projets de ce type ont été anormalement soutenus par les représentants de l’Etat avec les résultats que l’on sait : pollution des rivières, pollution des captages d’eau, pollution de la mer.

Dernière nouvelle Trébrivan  : octobre 2015, l’association Eau & Rivières de Bretagne a attaqué en justice la nouvelle autorisation du préfet.